
Les formations en alternance au début du siècle (2024)
Catherine Couturier
L’origine de ce travail est à trouver dans ma pratique en ingénierie pédagogique en tant que responsable d’un Master Conceptions Méthodes & Innovation à la Faculté des Sciences Appliquées de Béthune (Université d’Artois) depuis onze ans. Il y a trois ans, j’ai constitué un groupe de travail composé d’enseignants-chercheurs, d’industriels et d’administratifs afin d’ouvrir une section d’étudiants en alternance, sous la forme de contrat de professionnalisation, pour la deuxième année de ce Master. Trois questions se sont alors posées au groupe : pourquoi l’alternance ? Qu’est-ce qu’apprendre ? Quel rythme d’alternance choisir pour favoriser les apprentissages ? Au-delà d’une certaine forme de militantisme et d’une croyance établie dans les bienfaits de ce principe éducatif, pour nous comme pour les organismes qui financent l’alternance, aucune réponse n’était à notre disposition. Le rythme de l’alternance a donc été défini en tenant compte de contraintes telles que les souhaits des employeurs et les contraintes de calendrier de la Faculté. C’est la raison pour laquelle ce mémoire vise à mieux connaître les recherches sur les formations en alternance.